Etude exploratoire sur la cybercriminalité et la sécurité en Afrique : Dakar 29-30 Novembre

décembre 11th, 2010

Dans le cadre d’un travail de recherche sur « la cybercriminalité et la sécurité en Afrique » financé par l’organisme canadien le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI), il a été procédé à Dakar le 29 et le 30 novembre à la restitution des résultats de recherche et à l’identification des priorités de recherche. Read the rest of this entry »

Blackberry : Trop de sécurité tue la sécurité

octobre 2nd, 2010

Utilisé par plus de 46 millions d’individus dans le monde, le téléphone BlackBerry est dans la tourmente. Entre ceux qui font l’apologie de son architecture sécuritaire et ceux, issus notamment des milieux du renseignement, qui dénoncent les menaces liées à l’utilisation de la plate-forme mobile du canadien, la polémique n’a pas l’air de prendre fin.

Il semblerait que l’architecture de son système de messagerie est l’un des points d’achoppement. En effet, les courriels envoyés à l’aide d’un BlackBerry transitent par des serveurs situés au Canada, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Trois pays au cours du réseau Echellon. En 2007, un scandale entourant RIM, le fabriquant de la technologie BlackBerry, a éclaté en France. Le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) a affirmé que RIM pourrait vendre ses données à la National Security Agency (NSA), l’agence de renseignement des Etats-Unis. La dernière sortie médiatique sur le sujet de Hillary Clinton confirme ces propos. “Nous sommes conscients que des questions légitimes de sécurité se posent, mais il existe également un droit légitime à un accès et à une utilisation sans entraves“ a affirmé la secrétaire d’Etat américaine. Pour de nombreux experts cette intervention renforce le sentiment selon lequel les services du renseignement américain arrivent déjà à intercepter et à décoder les communications de BlackBerry. Read the rest of this entry »

Atelier sur l’harmonisation du cadre légal pour la cybersécurité en Afrique – Rabat 2010

août 3rd, 2010

Malgré un consensus presque universel sur le fait que la cybercriminalité est une question transnationale qui exige une réponse coordonnée de la part de tous les pays, les prémices de la coopération internationale, qu’il convient de saluer, se heurtent pour autant à de nombreuses limites. D’une part, le dialogue et la coordination au niveau international ne se sont pas traduits par des actions concrètes. Il y a bien des initiatives diverses mais elles sont encore trop éparses ou indépendantes les unes des autres pour qu’il en émane réellement une cohérence dans la politique de lutte contre la cybercriminalité.

Read the rest of this entry »

Med-IT Casablanca – 2ème édition

juillet 26th, 2010

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : http://www.med-it.com/index_casa.html

« The Third Regional Conference on Criminal Law and Challenges of Fighting Cybercrime » Casablanca

juillet 26th, 2010

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : http://www.cybercrime-fr.org/index.pl/maroc2010

« Payment Security Forum 2010″ au Caire (Egypte)

juillet 26th, 2010

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : http://www.paymentsecurityforum.com/

Présentation de la Cybercriminalité au Maroc

juillet 16th, 2010

Le Mercredi 30 Juin, j’ai présenté  à la salle de conférence du Casablanca Technopark mon livre sur la cybercriminalité au Maroc. Télécharger la présentation

Il vient de paraître « La cybercriminalité au Maroc »

juillet 2nd, 2010

Août 2005 : les serveurs de Microsoft, CNN, ABC, du New York Times et de plus d’une centaine d’entreprises américaines sont attaqués par le virus Zotob, provoquant des dégâts évalués à plusieurs dizaines de millions de dollars. Une enquête rondement menée au niveau international aboutit quelques semaines plus tard à l’arrestation de Farid Essebar, alias Diab10, un jeune cyberpirate marocain qui agissait depuis un cybercafé. Les journaux parlent de « cyber-diable » et de « génie informatique ». Cette image de l’adolescent cherchant désespérément à exploiter une vulnérabilité d’un serveur lointain ne doit pas nous induire en erreur.

Les cyberpirates qui font la une sont des amateurs qui se font prendre plus ou moins rapidement. C’est d’ailleurs pour cela que leurs noms se retrouvent sur la place publique. Le véritable danger vient plutôt de nouveaux groupes très structurés qui sont à l’origine d’une véritable industrie de la cybercriminalité. Rien qu’en 2008, la cybercriminalité a coûté 1.000 milliards de dollars d’après une étude de McAfee présentée au forum de Davos en 2009.

Finie donc l’époque où les actes de déviance dans le cyberespace ne sont que les œuvres des acteurs en quête de reconnaissance sociale. Aujourd’hui, la cybercriminalité est une activité qu’on pratique d’abord pour l’appât du gain. Pour attirer l’attention de son auteur, une opération cybercriminelle doit générer de l’argent. Ceci a permis une reconfiguration de l’écosystème lié à la cybercriminalité. En effet, si avant l’essentiel des actes de déviance était perpétré par des individus experts en sécurité certes, mais désorganisés et souvent introvertis, aujourd’hui l’économie souterraine de la cybercriminalité obéit à des règles de rationalité économique exigeant un travail en équipe, une organisation efficace et une spécialisation à outrance. De nombreux forums proposent des packages complets permettant même à un profane de perpétrer des actes cybercriminels. Il n’est pas rare de constater par exemple qu’une attaque virale a été conçue par une équipe composée par plusieurs programmeurs qui ne se sont probablement jamais vu réellement et exploitée par d’autres individus ayant récupérés le programme malveillant en contre partie d’un service ou de l’argent. Certains groupes, pour faire valoir leurs produits, vont jusqu’à proposer un engagement de résultat et un service après vente 24h/24h et 7j/7j.

Le Maroc n’échappera pas à ce phénomène. Le nombre d’internautes marocains, qui n’a pas cessé de croître ces dernières années, continuera de grimper d’une façon exponentielle pour atteindre 12 millions d’internautes en 2012 selon l’ANRT. Cette croissance, qui sera tirée notamment par le haut débit et l’internet 3G, couplée à l’anonymat et au faible risque de se faire arrêter, jouera un rôle favorable pour le développement de la cybercriminalité. Ce qui est de nature à encourager l’émergence de nombreuses dérives et l’apparition d’utilisateurs peu scrupuleux. Les cyberdélinquants auront encore de beaux jours devant eux.

Si aujourd’hui, la plupart des actes de déviance dans le cyberespace marocain sont motivés par l’égo, la vengeance, le hacktivisme, et la recherche de la reconnaissance, dans les années à venir, en raison notamment de développement du commerce électronique et de la multiplication des canaux de transfert d’argent, les actes cybercriminels seront lancés principalement dans une perspective d’appât de gain. Nous assisterons ainsi à un véritable engouement pour la cybercriminalité. La convergence de la criminalité perpétrée dans le monde réel vers la criminalité numérique perpétrée dans le cyberespace sera de plus en plus appréciée par les mafias. Ainsi, le blanchiment d’argent, l’escroquerie, la fraude, le proxénétisme et la pédopornographie trouveront dans le cyberespace un terrain propice à leur développement. 

Certes, le Maroc est en train de réaliser des efforts certains pour lutter contre le phénomène. Ainsi, de nouvelles lois ont été promulguées, de nouvelles organisations ont été créées et un programme ambitieux de confiance numérique proposé dans le cadre de la stratégie « Maroc Numeric 2013 » a été lancé. Cependant, pour faire face à une cybercriminalité qui sera de plus en plus globale, variée, organisée et rentable, il est particulièrement important pour les pouvoirs publics d’adopter une approche transverse mêlant problématique géopolitique, sociologique, financière et juridique.

10éme Edition des Assises de la Sécurité

juin 30th, 2010

Pour plus d’informations, veuillez consulter : www.les-assises-de-la-securite.com

18éme Edition de DEFCON

juin 30th, 2010

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site: https://www.defcon.org